BOUCHARA J-X

Passer de 120 magasins à 52, de plus de 3000 salariés à 561 sans s'écraser n'est pas une mince affaire, la manoeuvre relève plutôt d'un adroit pilotage. EURODiF, enseigne populaire est devenue BOUCHARA pour s'adapter à un marché rude, tout en préservant la position centre ville, magasin en vue, tradition commerçante, qualité du produit, vente accompagnée, personnel accueillant et professionnel, cocooning,... En fait un commerce à la française, bien ancré et qui  meuble les intérieurs avec goût et raffinement. 

Alors des adaptations ont été nécessaires au plan logistique, marketing et financier. Des sacrifices au bénéfice des salariés portés à bout de bras et des on ne peut plus clients bichonnés. 

L'angélus a sonné, mais pas le glas. L'affaire est dans les tuyaux et nombreux en rêvent mais n'en n'ont pas les moyens. Maheureusement. Si par défaut la marée devait l'emporter, beaucoup pleureraient leur enseigne comme un Bonheur des Dames oublié. 

Des repreneurs se pressent encore pour visiter un bien qui s'achète les yeux fermés. En France, le patrimoine c'est sacré. Qui ferait camping dans une belle maison en propriété ou un appartement qui se respecte? Qui mangerait dans des assiettes en plastique? Impensable. Ça pourrait bien arrivé à force d'investir dans la guerre et à croiser des crises mal  gérées. 

Il va falloir se retrousser les manches pour avaler et digérer un tel investissement. N'oublions pas les BURTON qui ont fait les frais du COViD. La menace est menaçante. N'oublions pas non la reprise MAXiBAZAR de 7 points de vente dans l'Ouest. Aucune information ne filtre, enfin si, mais silence obligé. 

Le CAC40 n'a pas d'appétit pour BOUCHARA. Et pourtant un Bernard ARNAULT ne boîterait pas s'il en faisait l'acquisition. Ce serait une pure formalité et un pilier de plus pour le groupe avec un pied dans la déco bon chic bon genre. 

Ce serait aussi l'occasion d'innover. 

Le personnel a l'idée de reprendre, les clients le pourraient aisément aussi, mais les banques sont très frileuses car échaudées. L'ÉTAT ne semble pas bouger quand les meubles sont emportés par les eaux. Comme pour bon nombre d'entreprises, l'ÉTAT a les poches cousues ou tout simplement vides. 

La concurrence a du bon? Non elle tue à long terme. La tradition se perd au profit du bric-broc. 

Donc les dés sont jetés, à voir ce qui va sortir du chapeau. 

Le devenir de cette affaire est important, car il est un révélateur. BOUCHARA est une valeur indicative de tendance globale. 

Affaire à suivre... 

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